Deux commissaires pour Yango 2020

Sara Alonso Gómez ©  Alain Six

Yala Kisukidi © Gérard Figuerola

 

Dans un souci de transdisciplinarité et inspiré par le projet Zone Neutre, lequel expérimente, dans le contexte de Kinshasa, la rencontre entre des chercheurs extérieurs au domaine de l’art et des artistes contemporains désireux d’un dialogue susceptible d’élargir le champ théorique de leurs créations, Yango prend l’option d’associer une chercheuse et universitaire et une commissaire d’expositions et chercheuse, avec l’ambition de définir avec elles, à travers des ateliers en amont de la biennale, des pistes sur une nouvelle manière de proposer de l’art à la ville de Kinshasa. Pour son édition de 2020, la biennale a le grand honneur d’annoncer ses commissaires: Yala Nadia Kisukidi et Sara Alonso Gómez.

Yala Nadia Kisukidi est maîtresse de conférences en philosophie à l’Université Paris VIII Vincennes-Saint-Denis, membre du Laboratoire d’études et de recherches sur les logiques contemporaines de la philosophie (LLCP), Yala Kisukidi a été Vice-Présidente du Collège International de Philosophie (2014–2016) où elle est directrice de programme depuis 2013. Ses travaux portent sur la philosophie française du XXe siècle, la philosophie de la religion et les pensées africaines. Elle étudie les notions d’humanisme et d’universalisme et leur répercussion dans le contexte colonial, repris dans une perspective critique selon plusieurs axes: historique, éthique et politique notamment. Elle a participé aux deux éditions des Ateliers de la pensée, organisés par Achille Mbembe et Felwine Sarr à Dakar en 2016 et 2017 et, en tant que formatrice, à leur école doctorale en 2018.

Sara Alonnso Gómez est historienne de l’art, commissaire d’expositions et chercheuse dans le domaine de l’art contemporain, Sara Alonso Gómez est membre du Laboratoire Centre d’Études et de Recherches Interdisciplinaires en Lettres, Arts et Cinéma à l’Université Paris Diderot (FR) et chercheuse invitée à l’Université de Berne (CH). Ses recherches portent sur la question de la « désobéissance artistique » et ses formes d’existence aujourd’hui face aux injonctions de l’ère globale. A la lisière entre l’art et le politique, ses projets curatoriaux multimédia développent depuis une dizaine d’années une perspective transdisciplinaire et transglobale. Après avoir co- dirigé cinq ans durant la programmation artistique à la Fondation Ludwig de Cuba, elle a opté pour la profession de commissaire indépendante; à ce titre, ses expositions ont été présentées dans des institutions prestigieuses telles que le Museo Nacional de Bellas Artes de Cuba (MNBA), le Museo de Arte Contemporáneo à Buenos Aires (MACBA), le Museu de Arte Moderna à Rio de Janeiro (MAM Rio), la Maison Européenne de la Photographie (MEP) et le Centre national édition art image (Cneai) à Paris, le Centre d’art contemporain de Bruxelles (CAB), ainsi que dans des biennales, comme celle de La Havane (Xe, XIe, XIIe éditions) et celle de Lyon (14e édition). Alonso Gómez conseille Uprising Art, la plateforme d’études et de promotion de l’art des Caraïbes ; elle est également fondatrice de Calle C, programme de résidences croisées d’artistes et de chercheurs des Caraïbes et d’Afrique centrale. Elle est membre de l’Unión Nacional de Escritores y Artistas de Cuba (UNEAC), de l’International Association of Curators of Contemporary Art (IKT), et du Latin American Center Zurich (LZZ).