AVANCER - 1ère édition de la biennale de Kinshasa 21 nov. – 19 déc., 2014

Kinshasa a vu naître les artistes tels que, Chéri Samba, Kingelez , Liyolo... Elle accueille enfin sa première biennale d’art contemporain avec d’autres artistes venus des quatre coins du globe.

Sous le thème «Avancer», la première édition de la biennale Yango va questionner les caractéristiques expressives qu’offre le Congo. Dotée d’incroyables ressources, la RDC offre l’une des plus grandes diversités culturelles d’Afrique. Présenté au monde comme l’un des pays essentiels pour le maintien de l’équilibre environnemental et de la biodiversité sur la planète, la RDC est une véritable source d’inspiration et une mine d’idées et de concepts pour les créateurs et les peuples à travers le monde.

Cette particularité du Congo est aussi la cause de tous ses malheurs, le contraste entre un paradis naturel et en même temps un enfer pour son peuple. Cette année, la vision de la biennale Yango est de mettre les artistes au défi d’une interprétation des réalités du Congo, y compris son histoire, ses richesses et son futur.


MOT DE LA COMMISSAIRE

Je vois la biennale comme un facilitateur qui permet la pollinisation croisée entre les cultures. La possibilité d'avoir cette position fait de la biennale le centre où la transformation de la société peut avoir lieu. Mais cela n’est possible que si la biennale met en avant l'importance des réalités sociétales et leurs urgences. Pour moi, les biennales ont le pouvoir, par l'intermédiaire des artistes, de faire progresser la culture et la civilisation en provoquant la réflexion, l'introspection et la discussion, qui à leur tour conduisent au changement.

La biennale est un facilitateur de l'activité intellectuelle, de la réflexion critique et de la créativité, et à travers l'art et les artistes, elle peut nous aider à organiser notre monde - car l'art est un moyen par lequel nous comprenons notre société et notre culture, ainsi que la société et les cultures des autres. C'est dans cet esprit que je tente d'organiser la Biennale  Yango d'une manière différente, en commençant par aborder les réalités sociales et leurs urgences.

Le point de départ est donc centré sur le partage des connaissances entre les cultures et portera sur "l'environnement urbain et naturel au Présent et dans le futur".

Le Présent fait référence à la situation actuelle du Congo - de son histoire  et de sa relation au monde. En commençant par le Présent, j'invite les participants à réfléchir à la situation actuelle du Congo et, en même temps, à la raison pour laquelle la richesse de son histoire culturelle et l'abondance de ses ressources naturelles lui permettent d'aller de l'avant - "être un artiste, c'est être un miroir qui reflète la société, capable de réagir aux réalités de son temps. C'est vivre à la périphérie en défiant constamment la normalité". Le thème de la première édition de la Biennale de Yango, "Avancer" - aller de l'avant - assume la position du changement, du déplacement.

L'art étant au cœur de ce point de départ, il convient de réfléchir au rôle que jouent l'art et les artistes dans le processus de changement et, dans ce cas, dans le contexte de Yango et du Congo. Dans le même temps, il convient de réfléchir à la position de la biennale dans la facilitation du processus de réflexion, dans l'engagement de divers publics avec différentes formes d'art et dans la promotion d'un discours significatif. En tant que commissaire de la première édition de la Biennale de Yango, je dois relever le défi de mettre en place la biennale de Yango d'une manière différente.

Le Congo étant l'un des pays les plus importants pour le maintien de l'équilibre environnemental et de la biodiversité sur la planète, quel est le rôle du peuple congolais et du monde dans la préservation de cet équilibre. Le monde est-il responsable ou doit-il assumer une responsabilité égale dans ce domaine ? Quel serait l'impact de l'absence de mesures de préservation ? Et quels en sont les avantages ? Quel est l'impact du changement de l'environnement urbain et naturel du Congo sur le maintien de l'équilibre environnemental et de la biodiversité de notre planète ? Quel rôle les artistes et l'art peuvent-ils jouer pour y remédier ?

Puisque Avancer - assume la position de changement, d’avancée, ce processus nécessite cependant l'engagement de tous les acteurs, les institutions, les décideurs politiques, les éducateurs, les créateurs, le gouvernement et le grand public. Il est demandé aux artistes invités d'analyser, d'intérioriser, d'interpréter et de questionner la réalité du Congo et sa relation au monde dans le cadre du thème. Je suis très curieuse de leur réponse et de celle des divers publics. J'attends avec impatience leurs discours.

Sithabile Mlotshwa

Commissaire d'exposition


LIEUX D’EXPOSITION

  • L’académie des Beaux- Arts de Kinshasa
  • L’échangeur de Limete
  • L’Institut Français de Kinshasa
  • Le Centre Wallonie Bruxelles de Kinshasa
  • Texaf - Bilembo

Artistes

ROB VOERMAN
ROB VOERMAN
Pays-Bas

Rob Voerman travaille à partir de différents supports : sculpture, installation, gravure, photographie et peinture. Dans nombre de ses œuvres, il teste les limites de la sculpture et de l'architecture. Ses grandes installations, qu'il construit souvent sur place, ont souvent trait à des thèmes comme l'écologie et l'urbanisme. Rob Voerman (1966) a exposé ses œuvres dans le monde entier. Du Hammer Museum de Los Angeles à la Fondation Generali de Vienne, en passant par l'Architectural Association de Londres.

Rob Voerman s'inspire souvent de l'architecture moderniste et des idées utopiques sur la société sur lesquelles elle se fonde. Les œuvres de Voerman se définissent par un dialogue entre les formes des anciennes apparences archaïques des paysans et la société moderne techniquement développée. Les œuvres remettent en question la manière dont les sociétés fonctionnent et pourraient fonctionner à l'avenir. Il est souvent possible pour le spectateur d'interagir avec les œuvres ; il peut y entrer et dormir, travailler et boire à l'intérieur des installations.

GUY WOUETE
GUY WOUETE
Cameroun

Né en 1980 à Douala, Guy Woueté vit et travaille à Douala, au Cameroun, et à Anvers, en Belgique. Artiste plasticien en tout genre alliant l’art vidéo, la sculpture, la peinture, l’installation et la phototographie, Guy Woueté a été formé à la Rijksakademie van beeldende kunsten, à Amsterdam et à travers divers ateliers et résidences en Afrique et en Europe. L’œuvre de Guy Woueté contient toujours des éléments axés sur la critique sociale et sur l’immigration à l’ère de la mondialisation; ses sources d’inspiration proviennent de la vie quotidienne.

S’appuyant sur l’histoire comme son principal matériel, Guy Woueté cherche à donner forme à un nouvel avenir dans lequel les gens se verraient et comprendraient différemment. Dans ses vidéos, ses dessins, ses peintures et ses installations, il nous fait participer à une réflexion sur ce que nous pourrions apprendre du passé. Ses œuvres ont été exposées partout dans le monde, entre autres à la Biennale de Lumumbashi (2019), à l’Addis Foto Fest (2018), à la Biennale de Dakar (2018), au S.M.A.K. à Gand (2018), à la Biennale de La Havane (2009), au New Museum à New York (2009) et à divers festivals de cinéma à Rotterdam, Montréal et Toronto. En 2018, il a été un des huit candidats au Prix Vrienden van het S.M.A.K. | Coming People (un prix des Il s’agit d’un prix biennal accordé par les Amis du S.M.A.K. à un des jeunes artistes fraîchement diplômés d’un institut supérieur belge d’arts plastiques.

KHADIM ALI
KHADIM ALI
Afghanistan

Né de parents afghans Hazara, Khadim Ali a grandi à la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan. Enfant, Ali a été profondément influencé par son grand-père, un chanteur de Shanamah, et par les peintures miniatures qui illustraient les histoires du Shanamah, un poème épique du dixième siècle. Ali a étudié la peinture miniature au National College of Arts de Lahore et la calligraphie à l'université de Téhéran, en Iran. Les œuvres complexes de l'artiste englobent des images issues de l'histoire, de la politique, de la littérature, de la poésie et de la mythologie pour explorer des événements contemporains tels que la guerre civile en Afghanistan et des expériences personnelles de persécution, de déplacement et de discrimination.

Ali expose au niveau national et international depuis 2003. Parmi ses expositions personnelles, citons Transition/Evacuation, ARNDT, Singapour (2015) ; The Haunted Lotus, Art Gallery of New South Wales, Sydney (2014) ; Rustam, Rohtas2, Lahore (2009) ; Rustam, Green Cardamom, Londres (2007) ; Qaseeda-e-Rivazi, Chawkandi Art Gallery, Karachi (2005) ; et Jashn-e-Gul-e-Surkh (The Celebration of Red Tulips), Chawkandi Art Gallery, Karachi (2004).

IVAN IZQUIERDO
IVAN IZQUIERDO
Espagne

Ivan Izquierdo est un artiste multidisciplinaire qui travaille dans les genres artistiques contemporains du dessin tout en croisant les nouvelles techniques de l'art numérique. Traitant de différents concepts et superposant réalité et imagination, il crée des images et des sons qui explorent principalement la condition humaine et sa relation avec la société moderne, la nature et la technologie.

Il travaille avec un large éventail de modus operandi, de l'encre de Chine, du fusain et du graphite à l'animation, la vidéo et les médias mixtes et utilise ce mélange d'éléments dans une variété de formats et de tailles - du papier, du latex ou même des fruits aux grandes peintures murales et aux murs extérieurs.

KEIKO SATO
KEIKO SATO
Japon

Keiko Sato est née dans la ville d'Iwak au Japon en 1957. Son œuvre entremêle les pensées occidentales et asiatiques. Le rôle central occupé par l'individu dans la société occidentale est replacé dans un contexte plus large, dans lequel l'individualité naît de la coalescence avec l'environnement.

L'artiste a commencé à peindre au début des années 80, a fréquenté le Goldsmith's College of Fine Art de Londres et, au début des années 90, la Jan van Eyck Academy de Maastricht. Elle vit actuellement à Nijmegen.

MICHELE MAGEMA
MICHELE MAGEMA
France

Michèle MAGEMA est née à Kinshasa (République Démocratique du Congo). Elle travaille entre Paris et Kinshasa. Elle est diplômée de l’ École Nationale Supérieure d’Art de Cergy Paris depuis 2002. Son travail artistique questionne le monde à travers une perception hybridée par sa culture d’origine et sa culture d’adoption. L’artiste mêle la vidéo, la photographie, et l’installation afin de créer une zone intermédiaire, une sorte d’espace mental, située entre les doubles projections Nord-Sud. Magema se met en scène afin d’explorer l’identité féminine confrontée au temps, à l’espace, la mémoire et l’histoire.

PASCAL COURCELLES
PASCAL COURCELLES
Belgique

Pascal Courcelles étudie à l’institut d’arts appliqués à Saint Luc Tournai où il entre à 16 ans,
Il y aborde toutes les techniques ; gouache, fusain, dessins, huile, perspective...
De ses quatre années en cycle supérieur à Saint Luc Bruxelles il complète son savoir peindre par l’apprentissage de la gravure et des préceptes de l’art conceptuel, l’ installation et le minimalisme

Pascal peint des paysages vagabondant entre pointillisme et maniérisme. L’influence de Michel Frère avec qui il partage un atelier et la rencontre avec Eugène Leroy furent des moments clé.Sa rencontre avec des botanistes lui fit observer la nature autrement, et après une collection de roses anciennes, il se met à les semer puis à les peindre de manière abstraite.Il collabore sur des projets avec les artistes d’orientation diverses ; Charley Case , Robert Quint, Yves Ullens...Aujourd’hui lignes et transparences reviennent à lui comme un éternel retour aux sources artistiques.

THILLELI RAHMOUN
THILLELI RAHMOUN
Algérie

Thilleli Rahmoun est née à Alger en 1978. Elle vit et travaille à Paris. Elle est diplômée de l'École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris (2007) et de l'École Supérieure des Beaux-arts d'Alger (2001).
Elle a présenté son travail à titre individuel notamment au Pôle Culturel de Coulanges à Gonesse (2009), au Centre d'art contemporain La Résidence dans l'Allier (2009) et à la galerie du Crous de Paris (2012). Elle a prit part à diverses expositions collectives-12ème Biennale d'art contemporain de Nîmes (2008), Galerie Julio Gonzalez à Arcueil (2008), Jeune Création 2007 à la Bellevilloise de Paris, Salon du dessin contemporain de Paris avec la galerie parisienne Placido (2010), Zoom Art Fair de Miami, Dubaï Art Fair et Marrakech Art Fair avec la Galerie El Marsa (2010 et 2011) et Yango Biennal Kinshasa (2014).
Son travail est centré autour des notions de biographie métaphorique et de sentiments paranormaux, qu'elle décline de diverses manières (dessins, peintures, installations) et sur différents supports.

NILS RAMHØJ
NILS RAMHØJ
Suède

Nils Ramhøj articule de multiples combinaisons de peinture, de dessin, de photographie, d'objets, ainsi que d'installations et de performances. Depuis 1985, année de la naissance de son fils, l'œuvre de Ramhøj tourne autour de sa famille, de ses partenaires et de ses amis, et plus particulièrement autour de la relation père-fils. L'exploration par Ramhøj de l'immortalité de son père peut être considérée comme une illustration du dicton "Nous mourons deux fois - d'abord, notre corps meurt ; nous mourons une deuxième fois après notre mort - lorsque nous sommes oubliés." Dans ses œuvres, qui découlent toujours d'une expérience personnelle, Ramhøj montre son intérêt pour les conditions humaines, tant individuelles que collectives, notamment la religion et la politique, l'esprit et le corps, le vieillissement et la mort, les relations et la sexualité. Ramhøj vit et travaille à Göteborg, en Suède, mais a également été actif en tant qu'artiste en Angleterre, en Espagne et au Mexique. Ses œuvres ont été exposées à l'échelle nationale et internationale. Cette œuvre est une reconnaissance de la vulnérabilité humaine, pénétrée comme elle l'est par la cupidité et une économie de marché mondiale cynique

SAFAA ERRUAS
SAFAA ERRUAS
Maroc

Elle est née en 1976 à Tétouan. Après une formation à l'institut des beaux-arts de sa ville natale, elle se singularise très rapidement par une démarche radicale et s'oriente vers la monochromie, le blanc. En effet elle entreprend encore étudiante, un voyage à travers diverses villes du Maroc afin d'inventorier les motifs et couleurs des souks et grands marchés. A partir de ce moment là, l'artiste ressent le besoin d'épurer son univers, son propos, pour se ressourcer à la suite de cette cacophonie de couleurs et ne quitte plus depuis cette époque la monochromie.
Les matériaux qu'elle utilise évoquent la légèreté, la douceur, la transparence et leur traitement peut symboliser une extrême violence, une confusion des formes qui induit celle des sentiments. Toutes les problématiques liées au corps sont suggérées, le corps objet de genre, corps souffrant de maladie ou corps de la personne vivant en société dans des conditions politiques mouvantes ou incertaines. Pour ce faire, tissu, gaze, perles de céramique, coton, aiguilles sont autant de matériaux doux et tranchants qui s'opposent et s'unissent pour mettre en valeur son propos.

NYABA OUEDRAOGO Léon
NYABA OUEDRAOGO Léon
Burkina Faso

Nyaba L. Ouedraogo est né en 1978 au Burkina Faso. Son approche relève d’une recherche aussi bien esthétique que documentaire. Ses photographies, qui mettent à mal une vision contemporaine de l’Afrique héritée de l’ère coloniale, constituent un réel éclairage social sur ce continent. L’être humain étant au cœur de sa réflexion, il aborde, non sans rendre compte de l’ancrage des croyances mystiques dans les sociétés africaines, les thèmes de la marginalité et de l’exclusion mais aussi des conditions de vie et de travail précaires. Désireux de révéler les mutations s’opérant au sein des sociétés africaines, il traite des conséquences environnementales liées aux déchets plastiques et électroniques.

Le travail de Nyaba L. Ouedraogo est diffusé dans de nombreuses revues et ses collaborations avec le magazine Jeune Afrique sont fréquentes. D’importantes institutions le soutiennent et l’exposent dont le Musée Dapper en 2012, le Musée du Quai Branly en 2013, où il est en résidence en 2014, l’Institut français de Ouagadougou, la Fondation Blachère et le Manchester Museum en 2015. Il a reçu le Prix Picto en 2010, et le prix aux Rencontres de Bamako en 2011.

FREDDY TSIMBA
FREDDY TSIMBA
République Démocratique du Congo

Freddy Tsimba vit et travaille à Kinshasa (RDC). Le sculpteur congolais Freddy Tsimba doit sa renommée internationale à son travail de mémoire et d'hommage aux victimes des guerres à partir d'un matériau hautement symbolique : les douilles. Ses sculptures reconnaissables entre toutes sont composées de douilles ramassées sur les théâtres de conflits et patiemment soudées. Ces « silhouettes effacées », victimes anonymes sacrifiées à la folie des hommes, sont principalement des femmes, et elles sont enceintes. L’intention est de témoigner et de dénoncer les guerres, celles du Congo mais aussi toutes les autres.
Freddy Tsimba travaille avec quantité d’autres objets métalliques récupérés, qui symbolisent pour certains la mort (machettes, pièges à souris), pour d’autres l’oppression (chaines), ou encore l’addiction (capsules). En réalité, la symbolique se veut le plus souvent à double sens, car le propos n’est jamais désespéré. Par exemple, les clés expriment l’enfermement mais aussi l’ouverture libératrice, les cuillères à la fois la faim et la subsistance, et Tsimba aime rappeler que la machette est d’abord l’outil des travaux agricoles.

JEFF DING JUNFENG
JEFF DING JUNFENG
Chine

Architecte, enseignant et chercheur au College of Design and Innovation de l'université de Tongji, à Shanghai, en Chine.

Il est titulaire d'un master en études de design de l'université de Harvard et d'un master en architecture de l'université d'État de l'Iowa.

Dans son travail, il recherche le dialogue entre les arts contemporains et l'architecture.

ISAAC CORDAL
ISAAC CORDAL
Belgique

Isaac Cordal, né en 1974, est un artiste Espagnol originaire de Pontevedra en Galice. Il a étudié la sculpture à l’université des Beaux-Arts de sa ville natale, puis cinq années à l’école de Canteiros Pontevedra dans la spécialité de conservation des vieilles pierres. Il a aussi étudié au College of Arts de Camberwell à Londres. Son travail comprend la sculpture et la photographie en immersion dans l’environnement citadin. Il s’est fait connaître dans la sphère du Street Art grâce à son projet « Cement Eclipses » (éclipses de béton) consistant en une série de figurines miniatures dissimulées dans les interstices urbains de plusieurs métropoles du monde et photographiées in situ. Ces figurines sont une métaphore de la condition humaine contemporaine dans des contextes où l’homme se trouve souvent projeté dans des situations anxiogènes. Cordal critique ouvertement le joug de l’oligarchie, la lutte des classes, la politique… Autant de toiles de fonds où l’humain suffoque et s’atrophie au point de devenir minuscule, écrasé par les dérives sociétales, les désordres climatiques engendrant la dégradation de la planète ou encore la misère environnante.    
L’artiste vit entre Bruxelles, Londres et Pontevedra.

MONALI MEHER
MONALI MEHER
Pays-Bas

Depuis 1998, la pratique artistique de Monali Meher implique diverses disciplines. La plus importante est l'art de la performance. Décomposition, hybridation et transformation : La création d'une nouvelle identité, le remodelage des appartenances, l'intimité, le dialogue entre la matière et la mémoire, tout cela constitue le langage de son travail. "Le temps est un facteur central dans sa pratique, qu'il s'agisse d'un objet emballé ou d'une performance. Elle utilise le temps comme un médium, qui est étendu, assemblé et capturé. Les aspects de la continuité, de la répétition, de la vulnérabilité, de la durée, de la temporalité, de la conscience, de la situation et de l'implication du public sont également des qualités inhérentes qui informent sa pratique artistique.

MISHECK MASAMVU
MISHECK MASAMVU
Zimbabwe

Misheck Masamvu (né en 1980 à Penhalonga, Zimbabwe) explore le contexte sociopolitique du Zimbabwe post-indépendance, et attire l'attention sur l'impact des politiques économiques qui entretiennent le chaos politique. Masamvu soulève des questions et des idées sur l'état de l'"être" et la préservation de la dignité. Sa pratique englobe le dessin, la peinture et la sculpture.

Masamvu a étudié à l'Atelier Delta et à la Kunste Akademie de Munich, où il s'est d'abord spécialisé dans le style réaliste, avant de développer un mode de représentation expressionniste plus avant-gardiste, avec des coups de pinceau dramatiques et graphiques. Son travail utilise délibérément cette représentation expressionniste, en conjonction avec des sujets controversés, pour pousser son public à des niveaux de malaise viscéral dans le but de capturer avec précision la détresse, l'agitation politique et les préoccupations de ses sujets zimbabwéens et leurs expériences. Ses œuvres rappellent que l'artiste est constamment engagé socialement et qu'il a pour mission d'être une voix qui donne forme à une topographie sociologique humaine. En 2020, Masamvu a participé à la 22e Biennale de Sydney.

Les œuvres de Masamvu ont été bien accueillies et exposées dans de nombreuses expositions, notamment à l'Armory Show 2018, à Art Basel 2018, à Basel Miami Beach 2017, à la 1-54 Contemporary African Art Fair New York 2016, à la Biennale de São Paulo 2016 et à la Biennale de Venise, Pavillon du Zimbabwe 2011.

TOUFIK MEDJAMIA
TOUFIK MEDJAMIA
Algérie

Toufik Madjamia quitte l’Algérie pour Marseille en 1994 suite à la guerre civile.
Son travail de dessins, photographies, vidéos, d’installations en papiers découpés, de volumes en papier cousus et sculptures tourne autour de questions fondatrices de nos civilisations. 
Il y est question d’un monde idéal où nous aurions surmonté nos traumatismes collectifs historique en assumant leurs caractères irréversibles. Chacune des œuvres qu’il fabrique met en lumière l’anthropocène aux travers d’objets façonnés et dénaturés qu’il fait cohabiter ensemble en fonction de l’espace où ils sont déployés.

KURA SHOMALI
KURA SHOMALI
République Démocratique du Congo

Né en 1979 à Kananga, République Démocratique du Congo
Vit et travaille à Kinsahasa, République Démocratique du Congo

En 2001, Kura Shomali interrompt ses études de médecine et entre à l'Académie des Beaux-Arts de Kinshasa. Il participe à la création du groupe EZA possible. Il réalise des œuvres sur papier dans lesquelles il mêle avec audace fusain, stylo bille, gouache, encre, feutre et collage qui donnent une texture et un aspect uniques à ses œuvres.

Ses premiers dessins, réalisés dans une sorte « d'urgence », s'inspirent du bouillonnement de Kinshasa ainsi que des magazines qui y circulent de main en main. Son œuvre est à l'image de la mégalopole chaotique où il vit et qu'il « digère », comme il l'explique lui-même. Dans ses œuvres plus récentes, Kura Shomali s'approprie les images connues des photographes du continent (Samuel Fosso, Sammy Balogi, Malick Sidibé, Jean Depara, etc.), qu'il réinterprète avec humour. Il fabrique également des marionnettes à partir de matériaux de récupération, qu'il met en scène dans des vidéos et fait parler pour dénoncer la corruption et les conflits qui gangrènent son pays.

JAN RU WAN
JAN RU WAN
Thaïlande / USA

Depuis 20 ans, Jan-Ru Wan réutilise des objets trouvés, en particulier ceux qui ont été mis au rebut par des usines industrielles, dans son travail de sculpture/installation, réinventant ainsi leur fonction. 

Au cours des deux dernières décennies, elle a bénéficié de plusieurs résidences d'artistes majeures et a participé à 24 expositions individuelles et 44 expositions collectives, tant nationales qu'internationales. En 2006, elle a reçu le prix "Gold" de l'Université du Wisconsin, Milwaukee ; le prix "Graduate of the Last Decade" (GOLD). Wan est également lauréate d'une bourse d'études en arts visuels de Caroline du Nord en 2008.

En tant qu'éducateur dans le domaine des arts de la fibre, Wan a occupé des postes de professeur permanent à l'East Carolina University (2004-2008) et à la North Carolina State University (2008-2010). De 2012 à 2014, Wan a bénéficié de résidences d'artistes au Maroc, en Belgique et aux Pays-Bas.

Dans ses formes sculpturales et ses œuvres in situ, Wan est mélange avec sensibilité les matériaux pour maximiser leur capacité à évoquer des réponses émotionnelles.

EDDY KAMUANGA
EDDY KAMUANGA
République Démocratique du Congo

Ancien élève de l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, Eddy Kamuanga abandonne rapidement le carcan de l’institution et l’enseignement des classiques européens. 

Sa formation lui aura néanmoins permis l’acquistion de techniques et une curiosité pour l’expérimentation qui lui permettra d’aboutir à son propre style. Pour prendre part au développement de la vibrante nouvelle scène kinoise, Kamuanga créé avec d’autres artistes le studio M’Pongo. 

Dans son travail, Kamuanga interroge l’effacement de la culture traditionnelle pendant et depuis la période coloniale. En montrant des personnages apathiques car orphelins de leur propre culture, étrangers aux objets rituels, Kamuanga alerte sur la nécessité de se retrouver. Après avoir été le fournisseur d’ivoire, de caoutchouc et de métaux, la RDC est aujourd’hui le plus grand exportateur mondial de coltan, une matière première utilisée dans les puces informatiques et les téléphones portables. Les conséquences sur les populations de cette exploitation se lit jusque dans les chairs des personnages de Kamuanga. 

Les tissus représentés, souvent issus de la globalisation et du commerce international, drapés comme dans les peintures de la Renaissance sont une synthèse de l’histoire du monde et du Congo. 

SERGE DIAKOTA
SERGE DIAKOTA
République Démocratique du Congo

Serge DIAKOTA MABILAMA est né en 1988. Il vit et travaille à Kinshasa.

Diplômé de l’Institut et de l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, et lauréat d’une bourse Wallonie Bruxelles International, il participe en 2015 à la Royale Académie Internationale d’été de Wallonie.

A travers une pratique multidisciplinaire, Serge DIAKOTA MABILAMA questionne une mobilité humaine en quête d’identité, confrontée à des problèmes sociaux, politiques et culturels. Façon directe et imagée d’adresser des problèmes du quotidien, les questionnements de l’artiste prennent forme sur des supports issus de la vie quotidienne telle que des capsules ou des assiettes.

BAPTISTE DESJARDINS
BAPTISTE DESJARDINS
France

Baptiste Desjardin est né à Paris en 1990. Il a participé à de nombreuses résidences d'artistes et expositions notamment au Congo, en Palestine, en Chine et en Corée du Sud. Sa pratique artistique s'articule autour du papier découpé, des sculptures monumentales et de la photographie. Son travail est incroyablement poétique et méticuleux. Le papier blanc est découpé et façonné en mille détails. Il ne ressemble plus à un papier blanc mais à une forêt enchantée ou à une ville industrielle.

L'artiste nous interroge sur la perception de notre société, de ce monde capitaliste et matérialiste. Quelle est la relation entre l'homme et la nature ? L'homme ne peut exister seul, et le vide ne peut exister sans matière. La forêt ressemble à une ville industrielle, les arbres à des fils électriques, et notre perception est constamment trompée.

AICHA MUTEBA
AICHA MUTEBA
République Démocratique du Congo

Aicha a étudié la peinture et la sculpture  à l’académie des Beaux-Arts de Kinshasa.

Ses thèmes ? Les visages et les expressions humaines. Les pensées, les rêves, la mémoire collective. Celle qui voyage, s'explore ou se perd comme celle qui s'enracine et s'interroge sur son identité. Ces visages ne sont pas étrangers aux traits de scarification ou à ceux de certains masques Kuba, et notamment ceux liés à la maternité, qui incarnent le pouvoir et l'excellence. Ici, les motifs géométriques du Kasaï, ses origines... des lignes noires et blanches répétées, ordonnées par petites touches méthodiques, contrastent avec, en les recouvrant, des couleurs et des formes spontanées, désordonnées... L'artiste fait émerger la lumière derrière ses œuvres. Mais Aisha a aussi ses humeurs de café. Dans ces moments-là, il utilise le marc pour donner un rendu brut à certains des personnages fantomatiques qui hantent ses tableaux. Un matériau d'abord, une richesse du Congo, qu'il entend mettre en valeur...

Les œuvres d'Aicha, attaquées au pinceau, au couteau ou au doigt, intègrent souvent des matériaux de récupération. Acrylique ou huile, panneaux de danse, photos, textes et autres collages. Ces matériaux ne sont pas seulement des éléments esthétiques mais font référence à son enfance, lorsqu'il ramassait des déchets dans la rue pour créer des jouets, pour inventer des histoires imaginaires.

DOLET MALALU
DOLET MALALU
République Démocratique du Congo

Dolet Malalu entre, en 2000, à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, section arts graphiques et expose dès 2002. Membre du collectif Kisalu Nkia Mbote depuis 2012, Dolet est un avant-gardiste. Son attrait pour la libre figuration plastique contraste dans un environnement où l’art figuratif académique est plutôt la règle. Le bois, le papier kraft ou encore la toile de lin, supports de prédilection aussi originaux qu’éclectiques, reflètent son goût pour cette approche nouvelle. Il affectionne les matières simples telles que l’acrylique ou les collages et travaille également dans le papier mâché, aboutissant à la réalisation d’oeuvres en ronde-bosse et d’objets divers.

L’artiste est né, vit et travaille dans la capitale congolaise. Il porte un regard aiguisé sur cette jeunesse kinoise qu’il connait bien, influencée notamment par la sape ou « religion Kitendi ». Au-delà du phénomène de société ou de la simple extravagance, Dolet conçoit la sapologie comme un art à part entière, un moyen d’expression, voire un acte de revendication sociale.

MEGA MINGIEDI TUNGA
MEGA MINGIEDI TUNGA
République Démocratique du Congo

Mingiedi a étudié à l'Institut des Beaux Arts de Kinshasa et à l'Académie des Beaux Arts de Kinshasa en République démocratique du Congo, ainsi qu'à l'École Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg, en France.

Les œuvres récentes de Mega Mingiedi sont des cartographies visuelles et urbaines qui fusionnent les forces "réelles et imaginaires" des strates sociales et abordent les problèmes d'espace géographique et social. Il démêle la hiérarchie sociale - ministres, employés de maison, PDG, artistes, soldats, écrivains, présidents et rois - et réfléchit aux relations entre les membres de la société appartenant à des strates similaires ou différentes. Selon ses propres termes, "Comment nous rassemblons-nous ou non, et comment les relations qui nous lient sont-elles construites par le système qui nous supervise et nous façonne tous ? Comment le système parvient-il, de plus en plus, à contrôler les actes, les mouvements et les modes de pensée de tant de personnes dans tant de lieux, sur la terre et dans le ciel, aujourd'hui.

NKEMBO MOSWALA
NKEMBO MOSWALA
République Démocratique du Congo

Sculpteur et céramiste de formation, Nkembo a trouvé la liberté dans sa création après sa formation classique à l'académie des beaux-arts de sa ville natale Kinshasa, où il a obtenu une licence en arts visuels en 2011. Obsédé par l'idée d'explorer autre chose que son cursus académique, il se met à faire des expérimentations, à explorer d'autres matériaux et techniques dont le recyclage pour réaliser ses peintures, installations et design.

ENKOBO BOUVY
ENKOBO BOUVY
République Démocratique du Congo

Bouvy Enkobo est un artiste visuel né à Kinshasa, en République démocratique du Congo. 

Sa vie et son travail s’organisent entre la France et le RDC. Après un diplôme à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, option communication visuelle, il participe à de nombreuses résidences et de multiples workshops .

 « J’aime le fait de prendre de la distance avec mon atelier et de sortir de cet espace, pour être confronter directement à la réalité de la rue. Je cherche ainsi à transmettre cette énergie-là dans mes toiles. »

Les éléments déclencheurs des œuvres picturales de Bouvy Enkobo, s’avèrent être les images qu’il perçoit autour de lui.  Ce choc lui permet de voguer et de se questionner dans un univers qui allie, l’abstrait et le figuratif.

Cela lui permet de remettre en question la notion de représentation des images. Ces prélèvements de réalité, à travers ses collages et ses dé-collages intensifient et dynamisent la dualité de ses peintures.

GERALDINE TOBE
GERALDINE TOBE
République Démocratique du Congo

Considérée comme un enfant-sorcier par les pasteurs évangélistes qui prétendent prodiguer de l’aide aux familles pauvres en exorcisant ces enfants boucs émissaires, Géraldine Tobe tire de cette expérience traumatisante – faite de feu et de fumée – sa puissance narrative.

Désormais, elle utilise le feu comme catharsis. Il est devenu son pinceau, la fumée est devenue sa couleur.

Par un procédé de peinture à la flamme issue d’une lampe rustique, elle dessine d’étranges silhouettes dont les formes désarticulées trahissent ses traumatismes personnels et ceux de tout un peuple qui, entre instabilité politique et extrême pauvreté, peine encore à trouver un équilibre. Consciente d’être ”un idiome entre monde immatériel et monde physique”, elle est aussi un intercesseur entre ombres et lumières.

HOUSTON MALUDI
HOUSTON MALUDI
République Démocratique du Congo

Né en 1978 à Kinshasa, République Démocratique du Congo. Vit et travaille à Kinshasa, République Démocratique du Congo.

Houston Maludi est introduit à la peinture dès son très jeune âge. Il récupère chez son oncle des aquarelles et réalise ses premiers dessins à l’aide d’un bout de bois. Maludi entre aux Beaux-arts de Kinshasa en 1993 et sort diplômé de la section peinture quatre ans plus tard. Ses influences vont de Georges Braque à Pablo Picasso. L’artiste s’inspire du cubisme pour y développer quelques années plus tard en 2008 un « Monochromique Cubisme Symbiotique Quantique », un cubisme personnel qui ne contient qu’une seule couleur. Maludi prend pour base de son inspiration artistique, Kinshasa, cette ville vibrante et dynamique qui paraît débordée par sa diversité grandiose. La qualité graphique des paysages urbains donne une impression immersive d’infini. L’art est un moyen et une quête pour l’artiste. Une fois terminées, les œuvres lui permettent de grandir, de gagner une certaine maturité, elles façonnent l’artiste. Son nom « Maludi » signifie la vérité, tel un signe annonciateur. Il cherche avant tout à découvrir la vérité dans la forme : « la matière est un obstacle à la vue, je la transperce pour découvrir l’infini univers. Telle est ma démarche et ma philosophie ». L’artiste rencontre un grand succès à travers le monde. Il expose à l’international depuis 2015 dans des manifestations telles que : « 1 :54 Contemporary African Art Fair » à Londres en 2015, « Art Paris Art Fair » au Grand Palais à Paris, 2016, « 1 :54 Contemporary African Art Fair » à New York en 2018 et plus récemment « Alpha Circus » à Oslo, en 2020.

FRANCIS MAMPUYA
FRANCIS MAMPUYA
République Démocratique du Congo

Après avoir étudié les Beaux-Arts à Kinshasa pendant un an, Francis Mampuya choisit de prendre un autre chemin pour éviter un académisme qui l'asphyxie. Avec deux amis, il fonde le groupe "Libristes", privilégiant la liberté artistique. Finalement, chaque membre suit sa propre voie, mais la graine est semée. En 1997, il reçoit le prix Missio en Allemagne. L'univers de Francis Mampuya alterne entre semi-figuratif et abstrait, l'abstraction étant toujours suggestive. Si le premier impact est celui des couleurs vives avec une prédominance du bleu et du rouge, son propos est plutôt plus sombre, montrant une douleur toute proche. Les visages sont rendus sans bouche, car la voix du peuple est réduite au silence et inaudible, et les silhouettes sont vagues et floues car tout est incertain, tout est en désordre. La couleur est projetée sur la toile avec des mouvements rapides et abruptes.

MICHEL EKEBA
MICHEL EKEBA
République Démocratique du Congo

Michel Ekeba vit à Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo. Stimulé par le mouvement Hip Hop et les cultures urbaines des mégalopoles mondiales de la fin des années 90, il pratique la poésie rap et la poésie sonore en Français, en Lingala (une des langues officielles du pays) et en Langila (langage codé kinois très expressif).

Néanmoins, c’est dans le domaine de l’art contemporain que Michel Ekeba se réalise le plus via des performances, des films, des textes, des photos et des installations qu’il développe avec le collectif KONGO ASTRONAUTS. Sa série de performances afrofuturistes «Astronauts» sont des apparitions contaminations qui questionnent le concept d’exil. Sa démarche s’inscrit surtout dans un processus de création permanente d’interaction et de collaboration où l’art est abordé comme étant un état de rencontre et une tactique de survie.

BIENVENU NANGA
BIENVENU NANGA
République Démocratique du Congo

Bienvenu Nanga est né en 1968 à Kinshasa, en République Démocratique du Congo. Artiste sculpteur, Bienvenu Nanga découvre l’art grâce à son frère, maquettiste musicien avec lequel il travaille. Suite au décès de ce dernier, l’artiste développe son propre univers.  Artiste engagé, il puise dans la science-fiction son inspiration. Il crée ses sculptures à partir de matériaux trouvés dans les rues et les recycle. Sa vision du futur est positive et joyeuse et la construction de celui-ci représente un enjeu fondamental. L’artiste invente des robots sentinelles, des robots miniatures, des robots « sapologie », des navettes spatiales ou encore des villages extra-terrestres qui nous font voyager dans le temps et l’espace. Par la naissance de ces êtres singuliers, Bienvenu NANGA traite de la société congolaise et, de manière plus générale, de l’humanité.

ERWAN SOUHMI
ERWAN SOUHMI
France

Née en 1986 au Maroc, Erwan Soumhi vit et travaille aujourd'hui à Paris.
 Suite à un échange international à la SMFA de Boston, Erwan Soumhi obtient son diplôme à la HEAR Strasbourg avec un mémoire intitulé «L’image Anonyme». Dans la continuité, il développe une pratique plurielle qui oscille entre film, installation et performance. 

Entre vignette poétique méditative et expression plus conceptuelle.

Son travail est porté par une réflexion sur notre rapport évolutif à l’image, la mémoire et la persistance du sens à travers le temps. Questionnant ainsi de façon indirecte la construction collective de nos représentations contemporaines et leurs métamorphoses actuelles. En parallèle, il prend part à plusieurs collectifs tels que PEZCORP et MANIFART avec lesquels il développe des projets qui questionnent respectivement la place du spectateur, la création collective et ses enjeux interdisciplinaires.

BOSEKOTA
BOSEKOTA
République Démocratique du Congo

Bosekota Yanda Pi Roger est un sculpeur, musicien né à Mbandaka le 28 avril 1970. Il a étudié à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa où il a obtenu un graduat en peinture . Son travail a été régulièrement exposé à Kinshasa.

DAVID KAZADI
DAVID KAZADI
République Démocratique du Congo

Biographie en cours d'écriture.

BENJ KINANGA
BENJ KINANGA
République Démocratique du Congo

Biographie en cours d'écriture.

BRIGHT UGOCHUKWU EKE
BRIGHT UGOCHUKWU EKE
Nigeria / USA

Né en 1976 à Mbaise, dans l'État d'Imo, au Nigeria, Bright Ugochukwu Eke a fréquenté l'université du Nigeria et a obtenu une licence en beaux-arts et une maîtrise en sculpture. Eke s'intéresse au mépris total de l'environnement, non seulement de la part des autorités mais aussi des individus qui jettent des déchets dans leur communauté sans discernement. Dans ces deux œuvres, l'artiste met en évidence la façon dont l'industrialisation, en particulier dans les pays en développement et notamment dans les régions productrices de pétrole du Nigeria, a provoqué la décimation de l'environnement naturel. Jusqu'à présent, il a exploré un grand nombre de matériaux, d'idées/concepts et de processus pour des déclarations artistiques, mais voit un grand vide à combler, ce qu’il l’a poussé à chercher de nouveaux moyens d'expression, et qui explique son intérêt actuel pour l'exploration de l'eau. Pour lui, contrairement à d'autres médias tangibles, l'eau représente un défi universel pour son utilisateur en termes de processus de représentation et de conceptualisation de ses idées et concepts.

JOHANN VAN DER SCHIJFF
JOHANN VAN DER SCHIJFF
Afrique du sud

Johann van der Schijff est titulaire d'une maîtrise en beaux-arts (nouveaux médias) (1997) Frank Mohr Instituut, Academie Minerva, Groningue, Pays-Bas ; d'une maîtrise en beaux-arts (sculpture) (1994), Université du Cap ; et d'une licence en beaux-arts, Université de Pretoria (1990).

Ses œuvres sculpturales/nouveaux médias ont été exposées au niveau national et international. Les intérêts de recherche de Johann portent sur les techniques de conception et de fabrication assistées par ordinateur et sur la conception de systèmes interactifs. Les questions de relations de pouvoir dans la société sous-tendent une grande partie de son travail, obligeant le spectateur à faire des choix dans son engagement avec ses œuvres d'art.

JULIE DJIKEY
JULIE DJIKEY
République Démocratique du Congo

Julie Djikey est née à Kinshasa, en République démocratique du Congo, en 1987. Julie Djikey est une artiste de performance qui aborde les questions de durabilité et d'environnement, la construction d'espaces sociaux et les disparités socioculturelles au sein de la société. Les œuvres de Julie Djikey remettent en question la façon dont la biodégradabilité et la recyclabilité, le développement durable et les énergies renouvelables ont un impact sur nos communautés, influencent les subjectivités et les diverses écologies, comme le montre sa pièce de performance la plus marquante, "Ozonisation".

MATTHIAS DE GROOF
MATTHIAS DE GROOF
Belgique

Matthias De Groof est un chercheur postdoctoral qui étudie la théorie postcoloniale et le cinéma belge. Il a été chercheur invité Fulbright et BAEF en études cinématographiques à NYU. Il a étudié la philosophie (KUL), les relations internationales (UCL), les études africaines (UMU-Uganda) et les études cinématographiques (UA). Il combine ses recherches universitaires avec la réalisation de films. Son travail artistique a été présenté, entre autres, au Festival du film de Rotterdam, à Media City, au San Francisco Art Institute et au Musée royal de l'Afrique centrale.

MEHKAR AZARI KYOSO
MEHKAR AZARI KYOSO
République Démocratique du Congo

Artiste congolais, il a travaillé avec Matthias de Groof. Il a participé à l’écriture du scenario du  film Lobi Kuna, film dans lequel il tient le rôle principal.


ORGANISATEURS

Mutotu est une société de production établie en République démocratique du Congo. Créée en 2011 à Kinshasa par Kiripi Katembo Siku , elle a pour but de promouvoir la création de projets artistiques, notamment dans le domaine des arts visuels. Mutotu a organisé à Kinshasa, le casting du film de fiction canadien " Rebel " de Kim Nguyene et a ensuite produit le documentaire " Atalaku " du film de Dieudo Hamadi, qui a remporté plusieurs prix internationaux dont celui du meilleur film documentaire au festival Cinéma du Reel au Centre Pompidou (Paris).

Mutotu a coproduit une exposition photographique avec le Festival d'Avignon (France), Bozar et KVS in (Bruxelles).

IFAA Global est la branche internationale de la plateforme artistique IFAA qui renforce et facilite la coopération interdisciplinaire entre les cultures. L'activité principale d'IFAA Global est de soutenir le développement de plateformes artistiques, de biennales, de festivals, de plateformes de design, d'initiatives artistiques, d'institutions, d'organisations de base, de réseaux locaux et internationaux qui s'efforcent ou cherchent à développer des projets de collaboration fructueux, qui souhaitent transformer leurs communautés dans le but d'encourager la construction et le partage des connaissances, de renforcer les arts, de développer les industries culturelles, de connecter les cultures et de célébrer une culture des cultures. À l'IFAA Global, nous considérons les arts comme un catalyseur du changement, de l'innovation et du progrès humain, et nous accueillons donc favorablement les partenariats qui servent cette cause.

La Fondation Thamgidi Studio est une fondation privée à but non lucratif et une organisation artistique qui soutient les arts afin de renforcer les échanges interculturels.

Les valeurs qui sous-tendent la création de la Fondation Thamgidi et sa mission découlent de la conviction de la force de la réciprocité des cultures dans le développement d'échanges fructueux basés sur le respect mutuel. Fondée en 2005 par l'artiste plasticienne Sithabile Mlotshwa, originaire de Bulawayo au Zimbabwe, la fondation a pour objectif de soutenir et de renforcer les échanges interculturels et de faciliter la transmission des connaissances :

  • Collectionner et préserver l'art contemporain d'Afrique et de la diaspora internationale
  • Offrir aux artistes des opportunités leur permettant de se développer artistiquement et de partager leurs pratiques artistiques, par le biais du programme Thamgidi AIR)
  • Développer les connaissances
  • Soutenir le développement artistique et la visibilité des artistes et des opérateurs culturels travaillant sur le continent africain et dans la diaspora internationale
  • Donner plus de pouvoir et de visibilité aux femmes artistes
  • Faciliter les échanges transfrontaliers d'artistes sur le continent africain et au niveau international
  • Accorder des bourses Thamgidi permettant des échanges interculturels

K50 est un collectif composé d'artistes indépendants basés à Kinshasa, chacun dans un secteur artistique particulier : design, beaux-arts, décoration intérieure, photographie.

Il développe principalement des projets artistiques qui mettent en avant l'art comme outil pédagogique. Ses membres interviennent dans les écoles et les musées sur les thèmes du respect du patrimoine et de la diffusion de la culture auprès des jeunes.

Enda Mbele est une association culturelle légalement créée en 2006 à l'initiative de Dada Kahindo Siku, actrice, opératrice culturelle. Sa vision : l'art au service du changement des mentalités et du développement communautaire. Depuis son existence, elle enregistre dans son inventaire des projets tels que : " Danger du futur " : un projet théâtral et cinématographique sur la lutte contre la pratique du harcèlement sexuel en milieu scolaire.

Enda Mbele a été partenaire de la 5ème édition du festival CONNEXION KIN à Kinshasa.


ÉQUIPE

Directeur : Kiripi Katembo Siku

Commissaire : Sithabile Mlotshwa

Directeur ajoint :  Cedrick Nzolo

Assistant curatorial : Simons Dalemans

Administration : Dada Kahindo

Communication : Patrick Wassy

Chargé de production : Dolet Malalu

Chargé de production et logistique : Mega Mingiedi

Assistante de production : Julie Djikey

Assistant coordination : Michel Mayoyo, Aicha Muteba

Assistants des artistes : Barry Mody, Rek Kandol, Christian Mukenge, Isaac Sahani, Luyeye Vie, Junior Modabiro, Cris Shongo, Kool Shen

Image : Renate Wembo, Jovial Kalala

Writer for Yango OFF : Jean Kamba

Technicien : Vincent le bras



REMERCIEMENTS

L’équipe de la Biennale Yango remercie tous les partenaires qui ont soutenu la première édition de la biennale en 2014.

Les partenaires de la première édition Yango
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